Lundi, j’avais rendez-vous à 7h30 à Eybens avec une équipe de baliseurs de la Fédératon Française de Randonnée de l’Isère. Nous étions 6 à partir en direction de Prabert pour trois jours de balisage du GR738 et d’un chemin PR.
Nous avons déposé nos affaires dans le nouveau refuge d’Aiguebelle. C’est le grand luxe, il y a une douche avec de l’eau chaude. Les tarifs de la pension n’étaient pas affichés. La pension complète tourne autour de 52€, demi pension autour de 43€ et les douches en supplément. La fédération avait fait négocier les prix par l’espace Belledonne, nous avons donc coûté moins cher à la FFRP, mais nous ne savons pas combien. La gardienne Elodie était très sympathique et nous avons bien mangé.
Nous avions droit en plus à deux dortoir séparés de quatre, trois filles d’un côté et trois garçons de l’autre. Bref, nous étions bien installés.
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| le refuge |
Après un petit café, nous nous sommes équipés en baliseurs 🙂
peintures, pinceaux, brosses, chiffons, racloir, et bouchardes pour certains. Les filles étaient au poste peinture car la boucharde, j’ai testé, c’est pas de tout repos.
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| bouchardes |
Nous sommes ensuite partis jusqu’au col de la Coche. Nous avons pris sur la droite en direction de la Brèche de la Roche Fendue.
Et nous avons commencé notre travail de fourmis dans un cadre splendide.
Nous sommes rentrés vers 19h30 au refuge. Le temps de prendre une douche bien méritée, faire tremper les pinceaux et les bouchardes, et nous étions à table. Trois autres randonneurs, nous avaient attendu pour manger; ils ne voulaient pas louper le privilège de manger avec des baliseurs 😀
Ils suivaient en plus le Gr738 et devaient passer par le col de la Vache le lendemain.
Une petite précision, nous utilisons de la peinture à l’eau (plus écologique, mais dont la tenue dans le temps est à vérifier). Les techniques, en plus, diffèrent suivant les baliseurs. Certains, comme notre équipe, bouchardent, brossent et enlèvent la poussière avant chaque application de peinture tandis que d’autres ne bouchardent que suivant le support. Comment savoir pourquoi certaines balises faites l’année dernière commence déjà à se dégrader.
Pour cette première journée, nous avons fait environ 800m de dénivelé (depuis le parking) et balisé 2.5km environ.
Ma nuit fut aussi bonne que peut l’être une première nuit en refuge 🙁
Le petit déjeuner était prévu à 7h30, suivi par la remontée jusqu’au Col de la Coche, puis jusqu’à la fin du balisage de la veille.
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| quelques randonneurs curieux et reconnaissants |
En montagne, on balise à vue. C’est à dire que quand on arrive à une balise, on doit voir la suivante. Avec une contrainte en plus dans les pierriers (ou aux endroits où l’on peut se perdre facilement), une balise à l’entrée, une au milieu (ou une tout les 50 à 100m) et une à la sortie. Voilà pourquoi, nous n’avancions pas vite. Le deuxième jour, nous n’avons même pas balisé 2km . Nous nous sommes en plus retrouvé à 5 en milieu d’après midi, une des filles devant rentrer plus tôt.
Cette journée a été très chaude, nous nous sommes tous retrouvés un peu juste en eau.
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Nous sommes redescendus du col de la Vache, en même temps que le soleil se couchait. Nous avons pu profiter du spectacle. C’était un magnifique coucher de soleil 🙂
Nous avions fait ce jour 600m de dénivelé environ.
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| repas du soir |
Il était tard quand nous avons diner, nous étions seuls à table. Nous avons croisé un couple de randonneur qui parcourait le chemin d’Assise en entier (de Vézelay à Assise plus de 3 mois de marche). Je suis admirative!
Elodie nous a confirmé que la météo annonçait de la pluie pour mercredi après midi. Nous avons décidé de baliser du col de la Coche en direction du col de la Vache pour pouvoir peindre plus longtemps. L’équipe suivante (7 personne) devait nous rejoindre en fin de matinée.
Nous nous sommes levés à 7h, les journées sont longues avec la FFR de l’Isère 😉 Et cette fois nous sommes allés en direction du col de la Vache.
L’équipe suivant nous a rejoint à 11h30 et nous sommes partis à 4 pour baliser plus loin une partie du chemin en espérant que l’autre équipe bouche le trou avant le mauvais temps.
En voyant le ciel se couvrir, nous avons décidé de manger notre repas en plusieurs fois et par équipe (les deux peintres et les deux “bouchardeurs”(nous étions motivés!) A 16h, notre équipe a décidé de rentrer, il fallait qu’on récupère nos affaires au refuge avant de redescendre jusqu’au parking. Nous avons rencontré l’autre équipe qui avait dépassée nos premières balises, le ciel se recouvrait. Et cette fois, la pluie est tombée avant que nous ayons rejoint le pas de la coche. Nous avons vu l’autre équipe faire aussi demi-tour.
Par chance, il s’est arrêté de pleuvoir rapidement (nous avons dû avoir 15 min de pluie). Nous sommes arrivés au refuge vers 17h30, le temps de récupérer nos affaires et régler nos dettes de boisson, nous sommes repartis pour la fin du parcours jusqu’à la voiture.
Nous avons eu un superbe ces trois jours (sauf le peu de pluie du mercredi), même à 7h le matin sortions sans pull du refuge ( 1750m d’altitude) et on pouvait aussi prendre nos douches à l’extérieur après le coucher du soleil!
Mais malgré cela, je ne suis pas sûre que le balisage soit terminé vendredi soir quand on voit ce qu’il restait à faire par rapport à ce que nous avions fait. Une équipe de 7 paraît quand même mieux qu’un équipe de 6 question efficacité. C’était quand même trois jours intenses, sans trop de pause (le minimum au déjeuner, sans la sieste; et les pauses techniques) on ne voyait pas le temps passer. Le plus embêtant est de devoir refaire le trajet que l’on a balisé la veille pour aller un peu plus loin; je ne parle même pas du retour.














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